Archive pour octobre 2016 | Page d'archive mensuelle

«Les délégués à la Conférence de Québec»Photo : Jules-Isaïe Livernois (1864)Source : BAC

 

Lorsque Jules-Isaï Livernois prend en photo les délégués à la Conférence de Québec le 27 octobre 1864 devant un des murs de l’Hôtel du Parlement, il est loin de se douter qu’il immortalise les «Pères de la Confédération». Il est également loin de se douter que les délibérations qu’ont tenues à huis clos les délégués durant la conférence vont aboutir moins de trois ans plus tard à la constitution d’un nouveau pays : le Dominion du Canada.

Le titre original de la photo évoque le climat dans lequel elle est prise. Ce portrait de groupe s’intitule «International Convention at Quebec, of Delegates of the Legislatures of Canada, Nova Scotia, New Brunswick, Prince Edward’s Island and Newfoundland, to Settle the Basis of a Union of the British North American Provinces». En français, cet intitulé se traduit par «Conférence internationale à Québec des délégués des législatures du Canada, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve, pour déterminer les bases d’une union des provinces britanniques d’Amérique du Nord».

     En fait, Livernois prend cette photo à l’issue de la conférence.  Il nous laisse une image des délégués de plusieurs législatures qui ont participé à une conférence qualifiée d’internationale.  À l’époque, dans l’est de l’Amérique, la couronne britannique règne sur cinq provinces.  Son autorité y est représentée par des gouverneurs qui partagent le pouvoir avec des législatures dont une partie est élue par la population.  Dans la Province du Canada qui regroupe, depuis l’Union Act de 1840, les anciennes colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada, l’exercice du pouvoir est devenu problématique.

Pour plus d’informations, voir «La Conférence de Québec de 1864».

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Junot protégeant la cité de LisbonnePhoto anonyme d’une huile sur toile de Domingos Sequeira datant de 1808 et conservée auMusée national Soares dos ReisSource : Wikimedia Commons

     Napoléon renonce en 1806 à envahir l’Angleterre. Il décrète le Blocus continental. Le Portugal, allié des Anglais, refuse d’appliquer le blocus. Napoléon n’admet pas cette «entorse à son système». Il décide d’assurer la fermeture des ports portugais par la force militaire.

      Le 27 octobre 1807, la France et l’Espagne signent un traité à Fontainebleau pour condamner la maison de Bragance au Portugal. Ce traité secret partage en trois zones d’influence les différentes provinces portugaises. L’entente permet de déclencher l’expédition de Jean-Anoche Junot au Portugal.

    Ces événements provoquent le début de la Guerre d’indépendance espagnole. Les troupes françaises y sont mal préparées et manquent de leadership. Les erreurs successives de l’armée française durant cette campagne mène à la défaite de Napoléon au Portugal.

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«Le roi Hussein de Jordanie, Bill Clinton et Yithzak Rabbin lors des négociations à Washington»Photo anonyme (25 juillet 1994)Source : White House

     En 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix mettant un terme à un état de guerre quasi-permanent remontant à 1948. Après les accords d’Oslo entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine en 1993, une entente survient entre les Palestiniens et les Israéliens pour accorder aux premiers le droit à l’auto-détermination dans certains territoires israéliens. La Jordanie en profite pour régulariser ses relations avec Israël en devenant le second pays après l’Égypte en 1979 à reconnaître l’état hébreu.

     Le 26 octobre, le traité est signé dans la ville frontière de Wadi Araba. Après des négociations à Washington à l’été, les deux nations conviennent d’un agenda en septembre 1994 pour aboutir à la rédaction du texte final en octobre. Ce document précise la frontière entre les deux états et met fin aux revendications territoriales. La frontière jordano-israélienne est désormais pacifiée.

     Cette entente suscite beaucoup d’espoirs en vue d’une paix globale au Moyen-Orient. Toutefois, plusieurs litiges restent à régler comme le statut exact des Palestiniens et les relations entre Israël, le Liban et la Syrie. Plus spécifiquement, la question de la Jordanie comme état palestinien reste alors à résoudre.

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