Archive pour octobre 2016 | Page d'archive mensuelle

The General Hospital, QuebecPhoto anonyme d’une huile sur toiled’Henri Richard S. Burnett datée de 1887 et conservée au Musée McCordSource : Wikimedia Commons

 

     Mᴳᴿ Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier désire fonder en Nouvelle-France un hôpital pour les invalides.  Il amorce son projet en ouvrant une maison pour les indigents dans la Haute-Ville de Québec. Puis, il acquiert le couvent de Notre-Dame-des-Anges que les Récollets occupent sur les bords de la rivière Saint-Charles. Le 30 octobre 1692, les pauvres de l’hospice de la Haute-Ville sont conduits dans le nouvel hôpital à Notre-Dame-des-Anges par soeur Sainte-Ursule et par madame Marie Pelletier, veuve du sieur Denis Jean.  Ils arrivent en procession, deux par deux : «Monseigneur les attendait dans l’église pour les offrir à Dieu et les mettre en possession de leur nouvelle maison».

     Dès 1693, la direction de l’Hôpital général est confiée aux Augustines de la Miséricorde de Jésus.  Les religieuses sont déjà en charge de l’Hôtel-Dieu de Québec. Cependant, les Augustines créent une nouvelle communauté cloîtrée autonome pour gérer l’Hôpital général.  L’évêque de Québec reste toutefois impliqué dans le développement de l’établissement en faisant construire de nouveaux bâtiment comme l’aile de l’Hôpital en 1711-1712 et l’aile de l’Apothicairerie en 1714.

     Encore aujourd’hui, cette institution reste un legs de Mᴳᴿ de Saint-Vallier.  En confiant cette mission à une communauté hospitalière, le prélat voulait une oeuvre qui bravait les siècles.  Malgré l’opposition initiale au projet de Louis XIV, les Augustines persistent dans leur travail à l’Hôpital général de Québec, avec le soutien incessant de leur évêque.  Ainsi, depuis plus de trois siècles, l’hôpital dispense des soins et poursuit aujourd’hui sa mission comme centre d’hébergement de longue durée.

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Extrait du journal maintenu à UCLA décrivant la transmission du premier message sous le contrôle de Charles S. Kline

     En 1958, le gouvernement américain crée une agence chargée des projets de recherche en matière de défense militaire. Cette agence est nommée DARPA pour «Defense Advanced Research Projects Agency». La DARPA est à l’origine du premier réseau informatique, précurseur de l’Internet. En 1966, ce réseau est lancé entre certaines universités américaines et prend le nom d’Arpanet.

     Le 29 octobre 1969, le premier lien entre ordinateurs est réalisé sur l’Arpanet. Étudiant en programmation, Charles S. Kline envoie un premier message très simple: «LOGIN». Un bogue survient: uniquement les lettres L et O sont transmises puis le système cesse de fonctionner !

     Le réseau compte quatre universités au départ. Le nombre de centres reliés monte à 23 en 1971 et à 111 en 1977.  En 1975, l’Arpanet est déclaré fonctionnel. Le protocole utilisé est le IMP développé par la DARPA. Ce protocole est éventuellement remplacé par les protocoles TCP/IP durant les années 1980. L’Arpanet cesse d’être soutenu par les autorités américaines en 1990 qui favorisent alors le développement du réseau Internet.

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Image votive de Mère Marie de l’Incarnation inspirée d’une gravure post-mortem réalisée par Jean Edelink en 1677Collection : NelsonWeb

     Florent Guyart, maître-boulanger, et son épouse Jeanne Michelet, issue de la petite noblesse de Touraine, donnent naissance à leur quatrième enfant le 28 octobre 1599. La petite fille est baptisée Marie à Tours, en l’église Saint-Saturnin. Très jeune, Marie Guyart a des rêves prémonitoires qui annoncent l’intense vie spirituelle et mystique qui marquera cette fondatrice de l’Église canadienne.

     Avant de devenir une religieuse ursuline, Marie connaît les joies du mariage et de l’enfantement. Elle agit aussi comme femme d’affaires. Elle prononce enfin ses voeux en 1633 et prend le nom de Marie de l’Incarnation. Puis, en 1639, elle répond à l’appel de Madame de la Peltrie, née Marie-Madeleine de Chauvigny pour devenir une des fondatrices des Ursulines de Québec.

     Pionnière de la Nouvelle-France, Mère Marie de l’Incarnation est souvent considérée comme la mère de la colonie naissante. Elle est vénérée comme une sainte dès sa mort en 1672.  Sa mémoire est commémorée un peu partout au Québec et même en France aujourd’hui. Elle est considérée comme une des grandes mystiques de la chrétienté.  Marie de l’Incarnation est canonisée par le pape François le 3 avril 2014.

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