Archive pour octobre 2016 | Page d'archive mensuelle

Bas-relief représentant le Concile Vatican II sur La Porte du Bien et du Mal de la basilique Saint-Pierre à RomePhoto anonyme d’une sculpture de Luciano Minguzzi datant de 1977 (s.d.)

 

     Le 25 janvier 1959, le pape Jean XXIII annonce la tenue d’un nouveau concile pour l’Église catholique. Le IIᵉ concile oecuménique du Vatican se tiend du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965. Il se termine sous le pontificat de Paul VI. Déjà, durant sa tenue, le concile est considéré comme une révolution pour les catholiques en raison des thèmes qui sont abordés lors des discussions.

     Le concile produit plusieurs documents : quatre constitutions (Dei Verbum, Lumen Gentium, Sacrosanctum Concilium, Gaudium et Spes), trois déclarations (Gravissimum Educationis, Nostra Aetate, Dignitatis Humanae) et neuf décrets (Ad Gentes, Presbyterorum Ordinis, Apostolicam Actuositatem, Optatam Totius, Perfectae Caritatis, Christus Dominus, Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum, Inter Mirifica)

     Vatican II lègue une mise à jour des pratiques de l’Église catholique. L’historien Philippe Chenaux, directeur d’un centre de recherche sur le concile à l’université du Latran à Rome, précise qu’il s’agit d’abord d’une ouverture sur la modernité et que les documents du concile sont en rupture avec la position catholique traditionnelle.

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«Charles Fitzpatrick, juge en chef du Canada»Photo anonyme (ca 1916)Source : Wikimedia Commons

 

     Charles Fitzpatrick connaît une carrière importante comme avocat. Mentionnons, entre autres, qu’en 1885, il est le procureur de Louis Riel et qu’en 1892, il représente Honoré Mercier. Fitzpatrick devient député à la Chambre des communes en 1890 et participe au gouvernement libéral de Wilfrid Laurier.  C’est en 1906 qu’il accède à la magistrature pour de venir juge en chef de la Cour suprême du Canada.

     À plusieurs reprises, entre 1907 et 1913, il agit comme administrateur du Canada en raison des changements de législature. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, le roi George V siège sur le trône de la Grande-Bretagne. Le prince Arthur, duc de Connaught et Strathearn, est son représentant comme gouverneur général du Canada. Son mandat se termine le 11 octobre 1916.  Charles Fitzpatrick doit alors assurer l’intérim au poste de gouverneur général jusqu’à la nomination de Victor Cavendish, duc du Devonshire, le 11 novembre 1916.

     Charles Fitzpatrick poursuit ensuite sa carrière de juge. En 1918, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec, un poste qu’il remplit jusqu’en 1923. Homme peu connu, Fitzpatrick a occupé certaines des plus hautes fonctions administratives du Canada et du Québec. Interrogé sur son succès, ce Fidéen d’origine avait comme mot d’ordre : «Avec la foi et le travail on arrive à tout».

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«Portrait de Charles Le Moyne de Longueuil»Anonyme (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     Les origines de Longueuil remonte au milieu du XVIIᵉ siècle. En 1657, Charles Le Moyne père se voit concéder une terre de 50 arpents de front sur 100 de profondeur au sud de Montréal, en face de l’île Sainte-Hélène. Il nomme sa seigneurie «Longueuil» en souvenir du village d’origine de sa mère, Judith Duchesne. Dans le contexte des guerres iroquoises, Le Moyne de Longueuil père se distingue par ses faits d’armes. Anobli en 1668, il devient un personnage imminent de la colonie et un des plus influents et des plus riches à son décès en 1685.

     Son fils aîné, Charles, lui succède comme seigneur de Longueuil. Homme très brave, il gravit rapidement les échelons d’une carrière militaire. Il s’illustre notamment lors du siège de Québec par les troupes de William Phipps en 1691. En 1694, lors des négociations de la paix franco-iroquoise, le grand chef onontagué Teganissorens déclare que Le Moyne de Longueuil fils est adopté par les Cinq-Nations. En reconnaissance de ses multiples services, en 1700, Louis XIV signe les lettres patentes qui font de lui et ses descendants, les barons de Longueuil. Il est le premier habitant natif du pays à recevoir un tel honneur.

     Le baron de Longueuil travaille ensuite à l’amélioration de sa seigneurie où il avait fait construire un imposant château. Il poursuit son rôle d’ambassadeur auprès des Iroquois et devient, en 1720, gouverneur de Trois-Rivières, puis, en 1724, de Montréal. À la mort de Philippe Rigaud de Vaudreuil, le 10 octobre 1725, Charles Le Moyne de Longueuil devient l’administrateur général de la Nouvelle-France. Il occupe ce poste en 1726 lorsque la métropole refuse de le nommer gouverneur de la Nouvelle-France et lui préfère un Français, le marquis Charles de Beauharnois de La Boische.

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