Archive pour août 2016 | Page d'archive mensuelle

«Monument commémorant l’Odyssée acadienne à Port-la-Joye»Photo : SNA (2008)Source : La Voie acadienne.com

     Dès la première chute de Louisbourg en 1745, la déportation des Acadiens de «l’isle Saint-Jean» est envisagée par les Anglais. Le «Grand Dérangement» amorcé avec la fondation d’Halifax s’accélère lorsque la déportation sur le continent débute en 1755. Plusieurs Acadiens fuient alors vers l’isle Saint-Jean pour s’y établir. En juillet 1758, la forteresse de Louisbourg tombe aux mains des Britanniques laissant la porte ouverte pour la capture de la colonie de l’île Saint-Jean.

     Le 8 août 1758, le lieutenant-colonel Andrew Rollo est mandaté pour s’assurer de la capitulation de cette colonie française. Il doit également déporter la population acadienne de l’île Saint-Jean.

     Commandant une flotte de 5 navires, Rollo entre dans la rade de Port-la-Joye, la capitale de la colonie, le 17 août 1758 à 2 heures de l’après-midi. Il intercepte un bateau français arborant un pavillon blanc. Une heure plus tard, Port-la-Joye capitule. La colonie, devenue britannique, sera renommée Île-du-Prince-Édouard en 1799.

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«Makarios III, archevêque et primat de l’Église orthodoxe de Chypre»Photo : Orlando Fernandez (1962)Source : Wikimedia Commons

     L’île méditerranéenne de Chypre est un carrefour commercial depuis l’Antiquité. L’île est conquise par l’Empire ottoman au XVIᵉ siècle. En 1914, Chypre est annexé par la Grande-Bretagne qui en fait un protectorat. Chypre devient une colonie britannique en 1925. L’île reste revendiquée par les Grecs et les Turcs qui rejètent l’administration coloniale anglaise.

     De 1955 à 1959, l’EOKA (Ethniki Organosis Kyprion Agoniston) mène une lutte de guérilla contre la domination anglaise. L’EOKA attaque également les Chypriotes turcs et demande l’annexion à la Grèce. En 1959, des représentants de la Grande-Bretagne, de la Grèce et de la Turquie conviennent du processus menant à l’indépendance de Chypre.

     Les accords de Zurich sont signés en février 1959. Les parlements grecs et turcs et la Chambre des communes anglaise les entérinent ensuite. Une constitution est rédigée et la République de Chypre voit le jour officiellement le 16 août 1960. Le grec Makarios III en devient le premier président avec le turc Fazil Küçük comme vice-président.

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Premier hôpital en 1639 (Hôtel-Dieu de Québec)Dessin anonyme (s.d.)Source : http://www.augustines.org/origines.php

 

     Marie-Madeleine de Vignerot, marquise de Combalet et future duchesse d’Aiguillon, devient veuve en 1622, à l’âge de dix-huit ans. Elle se consacre alors à des oeuvres de charité en soutenant des causes et des missions de la réforme catholique.  Dans les Relations des Jésuites de l’époque, le père Paul Le Jeune souligne la nécessité d’établir un hôpital en Nouvelle-France afin de secourir les malades de la colonie naissante. Lectrice des Relations, madame de Combalet permet au projet d’établir un Hôtel-Dieu à Québec de voir le jour en y apportant son soutien financier. Forte de l’appui des Augustines de Dieppe, une communauté hospitalière cloîtrée, elle passe le contrat de fondation du nouvel hôpital le 16 août 1637 en le dotant d’un capital de vingt mille francs.

     Dès 1637, des ouvriers sont envoyés à Québec pour défricher des terrains acquis en ville et en banlieue en faveur du projet d’hôpital. Le 16 avril 1639, le contrat est ratifié par le Louis XIII qui établit par lettres patentes, l’Hôtel-Dieu du Précieux-Sang. Le 4 mai suivant, mères Marie Guenet de Saint-Ignace, Anne Le Cointre de Saint-Bernard et Marie Forestier de Saint-Bonaventure quittent la France pour traverser l’Atlantique à destination de Québec.  À leur arrivée, elles logent dans une maison de la Compagnie des Cent-Associés et s’affairent à traiter un grand nombre d’Amérindiens atteint de la petite vérole.

     Puis, en 1640, les Augustines quittent la ville pour s’établir à Sillery, à proximité de la maison des Jésuites. Ces soeurs hospitalières y fondent le premier hôpital en Amérique, au nord du Mexique. Cet établissement est destiné à l’évangélisation des Amérindiens que les Augustines souhaitent convertir au catholicisme grâce à leurs bons soins et à leurs pratiques charitables. La menace iroquoise forcent toutefois les religieuses à quitter les lieux en 1644 afin de se placer à l’abri à Québec. C’est là , sur le même site qu’aujourd’hui, que l’Hôtel-Dieu de Québec développe finalement sa vocation hospitalière.

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