Archive pour août 2016 | Page d'archive mensuelle

«Espace laissé vacant par la disparition deLa Joconde dans le Salon Carré du Louvre»Photo anonyme (1911)Source : Century Magazine, vol. 87, n° 4, (fév. 1914)

     Mardi 22 août 1911, le peintre Louis Béroud se rend au Musée du Louvre pour travailler sur une toile représentant le Salon Carré. Il constate l’absence de La Joconde et alerte un gardien. Déjà le matin, à l’ouverture, le gardien responsable avait remarqué l’absence du tableau. Il pensait que La Joconde se trouvait à la maison Braun, un atelier de photographie partenaire du musée. Des vérifications sont faites immédiatement, sans succès. La police est alertée et la nouvelle devient publique : La Joconde a été volée la veille.

     En fouillant les abords du Salon Carré, le cadre de bois sculpté et la glace protégeant la toile sont retrouvés. Octave Hamard, chef de la sûreté, et une soixante d’inspecteurs fouillent le musée de fond en comble. Rien à faire. Le préfet Louis Lépine émet quelques hypothèses pour débuter l’enquête : une plaisanterie, un larcin imbécile, un geste de folie ou une affaire savamment montée ?

     Le poète Guillaume Appolinaire est soupçonné. Pablo Picasso est longuement interrogé. Ni l’un, ni l’autre ne sont impliqués. Des récompenses sont offertes mais La Joconde reste introuvable durant deux ans.  En décembre 1913, Alfredo Geri, un antiquaire florentin, reçoit une offre pour acquérir La Joconde. Il alerte la police qui découvre le coupable : Vincenzo Peruiga, un peintre en bâtiment italien. Il voulait remettre à sa patrie un tableau qu’il croyait avoir été volé par Napoléon…

#######

Drapeau du Sénégal

     La présence française au Sénégal remonte au XVIIᵉ siècle. La colonisation de ce territoire évolue ensuite rapidement à la fin du XIXᵉ siècle avec la création de l’Afrique-Occidentale française. Cette organisation politique gère la présence coloniale française. Tout change après 1945 : au Sénégal, une nouvelle génération de leader politique émerge autour de Léopold Sédar Senghor et de Mamadou Dia. Le mouvement pour l’indépendance est lancé.

     En 1959, le Sénégal et le Soudan français sont réunis au sein de la Fédération du Mali. Cette fédération est une république autonome au sein de la Communauté française. Puis, le 20 juin 1960, après des négociations avec la métropole française, la Fédération du Mali proclame son indépendance. Deux mois plus tard, les Sénégalais accusent le chef du gouvernement de la Fédération, Modibo Keita, de tenter un coup d’état.  Le 20 août 1960, à 2h du matin, le Sénégal proclame son indépendance.

     L’état d’urgence est proclamé dans le pays. Le lendemain, Keita et les autres dirigeants maliens présents à Dakar sont conduits à la gare et sont expulsés du pays. Plusieurs facteurs expliquent la rupture : des conceptions divergentes de l’expérience fédérale, le désaccord sur les relations avec la France, les visées politiques soudanaises et aussi  le conflit entre Senghor et Keita dans la course à la présidence.

#######

«Tentative de débarquement de Dieppe, les prisonniers de guerre alliés»Photo : Wiltberger & Meyer (1942)Source : Bundesarchiv

     En 1942, les Alliés préparent un débarquement à Dieppe en France. Les dirigeants canadiens et britanniques assument le leadership de l’opération. La majorité des troupes provient de la deuxième division canadienne. Dès juin 1942, les soldats sélectionnés subissent un entraînement intensif. En juillet, le plan stratégique est revu pour prendre le nom d’Opération Jubilee.

     Le raid sur Dieppe démarre le 18 août par l’embarquement de 10 000 hommes sur des transports. Au large de l’Angleterre, ils doivent engagés le combat avec des navires allemands. L’effet de surprise est perdu. Au matin du 19 août, les troupes allemandes sont en état d’alerte maximum pour repousser le débarquement. Le bilan est désastreux : 3 627 Canadiens sont tués, blessés ou faits prisonniers. La forteresse de Dieppe reste au main des Allemands.

     Le fiasco du débarquement de Dieppe a longtemps été présenté comme un sacrifice nécessaire pour la réalisation ultérieure du débarquement de Normandie. Cette interprétation est propagée rapidement à partir de 1944 pour justifier le massacre des soldats canadiens. Des historiens dénoncent maintenant ce point de vue pour présenter le débarquement de Dieppe comme une opération bâclée n’ayant servi qu’à alimenter les ambitions personnelles de certains dirigeants militaires.

#######