18 octobre 1690

Débarquement des troupes anglaises à Québec

Frontenac recevant l'envoyé de sir William Phipps demandant à Québec de se rendre Aquarelle et craoyon sur bois de Charles William Jefferys (1925)

«Frontenac recevant le major Thomas Savage envoyé par sir William Phipps pour obtenir la reddition de Québec»

Reproduction d’une aquarelle et crayon sur bois de Charles William Jefferys (1925)

Source : BAC

     La réplique est restée célèbre : «Je n’ay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil». Louis de Buade, comte de Frontenac, repousse ainsi l’ultimatum de William Phipps en 1690. Québec ne se rendra pas facilement. Le plan des Anglais est de débarquer le gros de leurs troupes à Beauport puis de traverser la rivière Saint-Charles en canots. Une fois l’armée anglaise installée à l’ouest de Québec, la flotte de Phipps doit attaquer Québec de front.

     Le 18 octobre 1690, le débarquement a lieu à Beauport sous la commande du major John Walley, commandant en second de Phipps. Immédiatement, les Anglais sont harcelés par les miliciens canadiens dirigés par Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène. Ils ne traverseront jamais la rivière. Devant Québec, Phipps débute un lourd bombardement qui dure quatre jours et se termine par l’épuisement des munitions anglaises.

     Le siège de Québec tire à sa fin. Phipps doit abandonner son projet de conquête de la Nouvelle-France. Après un échange de prisonniers, ses navires lèvent l’ancre le 24 octobre et repartent vers Boston. Le retour est difficile : son escadre essuie plusieurs tempêtes ; la navigation est lente ; certains font naufrage ; d’autre n’arriveront jamais… La défaite anglaise est complète.

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