16 janvier 1733

Fondation des Forges du Saint-Maurice

« Vue d’ensemble du lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice »
Photo : Fralambert (2011)
Source : Wikimedia Commons

Dès 1729, François Poulin de Francheville s’intéresse à l’exploitation des mines de fer de sa seigneurie de Saint-Maurice ainsi que de celles des seigneuries limitrophes du Cap-de-la-Madeleine et de Yamachiche. C’est pourquoi il demande au roi de France de lui donner le monopole de cette exploitation pour 20 ans et de lui permettre la transformation de ce minerai grâce à l’aménagement des cours d’eau nécessaire à son entreprise. Francheville a l’appui du gouverneur et de l’intendant dans ce projet métallurgique. En 1730, il reçoit le brevet royal nécessaire; puis, le 16 janvier 1733, il s’associe à titre d’actionnaire majoritaire avec François-Étienne Cugnet, Louis-Frédéric Bricault de Valmur, Pierre Poulin de Francheville et Ignace Gamelin dans ce qui va devenir les Forges du Saint-Maurice.

Cette association est possible en raison du changement de contexte dans l’administration coloniale alors que la France devient favorable à ce projet afin de stimuler le commerce maritime. Installé au pied d’un ruisseau qui se trouve au nord de sa seigneurie en sol trifluvien, la forge de François Poulin de Francheville fut établie pour répondre au besoin en fer de la construction navale métropolitaine mais aussi coloniale.

Même si le décès subit de Francheville en novembre 1733 force la réorganisation de l’entreprise, les Forges du Saint-Maurice destine, à leur début, leur production vers la construction navale à l’Arsenal de Rochefort. Mais, à la fin de années 1740, les sources montrent que les Forges se préoccupent aussi du marché intérieur. Cette clientèle commande la moitié de sa production au moment de la Conquête. Les Forges du Saint-Maurice poursuivront leurs opérations jusqu’en 1883.

Par François Droüin; version révisée le 14 janvier 2020.

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