12 juin 1670

Le gouverneur Rémy de Courcelle arrive au lac Ontario pour faire la paix

De Courcelle, Gouverneur Nouvelle-France, De 1665 à 1672

Photo d’une illustration anonyme (s.d.)

Source : www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/index.php

     En juin 1670, le gouverneur de la Nouvelle-France, Daniel de Rémy de Courcelle, fait construire à Montréal un bateau plat capable de transporter une grande quantité d’approvisionnement en amont de Montréal. Avec 56 volontaires, il remonte les rapides du Saint-Laurent vers l’ouest. Courcelle veut démontrer aux Iroquois que leur pays peut être attaqué par des troupes françaises. Ces derniers ne craignaient pas la présence des militaires français proche de leurs villages. Lors de négociations en 1669, il est rapporté que les Iroquois avaient déclaré : « Le gouverneur nous menace de ruiner notre pays ? Nous verrons s’il aura les bras assez longs, pour enlever la peau et la chevelure de nos têtes ».

     Le 6 juin, sa flottille traverse le lac Saint-François. Deux jours plus tard, les rapides sont franchis. Le 11 juin, Charles LeMoyne se fait l’interprète du gouverneur. Il déclare aux Iroquois rencontrés à Otondiata que leur «dessein n’était point de rompre la paix avec eux». Mais il précise que Courcelle veut « leur faire voir que s’ils venaient bien en leur pays pour se promener, il pourrait bien venir les détruire, s’ils sortaient de leur devoir ».

Le 12 juin 1670, Courcelle et ses hommes atteignent le lac Ontario. Ce geste audacieux impressionne les Iroquois. Ils cessent alors de parler d’une nouvelle guerre contre les Français et décident de faire la paix avec les Algonquins, des alliés de la Nouvelle-France. Courcelle et sa flottille se rend jusqu’à Quinté, au nord du lac Ontario, puis rebrousse chemin L’expédition est un succès et la démonstration est faite que la distance et les rapides ne protégeront pas les Iroquois d’une attaque française. La paix est ainsi maintenue jusqu’en 1687.

Par François Droüin; version révisée le 11 juin 2018.

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